La Brasserie de l'Aviron. Oui je vous l'accorde le nom de brasserie n'est pas très engageant, revit grâce à la mairie qui a relancé cette adresse avec un nouveau décor, un nouveau patron (le frère de Christian Etchebest qui possède le restaurant Le Troquet à Paris) et un nouveau chef (Eric Landais venu de l'Hôtel du Palais à Biarritz où il travailla sous les ordres de Jean-Marie Gautier, Meilleur Ouvrier de France). C'est au premier étage que tout se passe avec vue sur une partie de la ville et sur la Nive. L'adresse est belle, grande et elle attire de plus en plus les Bayonnais qui viennent pour y boire un verre (même plusieurs) ou pour se restaurer. Au programme des réjouissances, une cuisine rondement menée qui fait la part belle aux produits régionaux et aux recettes du Pays Basque.
Brasserie de l'Aviron - Garage de la Nive. Tél. : 05 59 58 27 27. Menus : 13,50 € (formule) et 27 €.
Ibaia, au bord de la Nive, un bar à tapas typique tout en longueur et heureusement doté d'une terrasse, le QG des Parisiens qui descendent à Bayonne. Des tapas en veux-tu, en voilà, du jambon comme s'il en pleuvait, une ambiance de folie. A ne manquer sous aucun prétexte.
45 Quai Jauréguiberry. Tél. : 05 59 59 86 66.
Txotx, (prononcez Tchotche) c'est le voisin d'Ibaia. Moins typique, beaucoup plus grand, lui aussi avec une belle terrasse au bord de la Nive. Si l'on peut se restaurer de pavé de merlu, de pot au feu de morue, de cochon de lait grillé ou d'axoa au piment d'Espelette, le principe des tapas (7 €) reste quand même la meilleure façon d'apprécier l'endroit. Moules à la plancha, jambon Serrano de 18 mois, chorizo, boudin froid piquant, omelette aux cèpes, crevettes sautées à l'ail font partie des grands classiques de la maison.
49 Quai Jauréguiberry. Tél. : 05 59 59 16 80. Autre adresse à Biarritz au 36 de l'avenue de Verdun.
Cidrerie Ttipia. De l'autre côté de la Nive quand on est sur le Quai Jauréguiberry, direction la Cidrerie Ttipia connue pour ses gigantesques fûts de cidre. Dans un décor de ferme, grande tablées où peuvent s'agglutiner une équipe de rugbymen, l'entraîneur et les remplaçants, on déguste notamment de magnifiques côtes de boeuf et du fromage basque que l'on accompagne non pas de confiture à la cerise noire mais de pâte de coings. Pour le cidre, on se sert soi même à volonté. Il suffit de tourner le robinet, de bien s'écarter du jet sous peine d'être complètement douché et de positionner le verre au bon endroit pour qu'il se remplisse sans en mettre partout. Un conseil, allez-y à deux. L'un remplit les verres, l'autre ouvre et ferme le robinet. Seul bémol, les cidres qu'ils soient Basques Français ou Espagnols ne sont pas très bons mais là c'est l'indépendantiste breton qui parle. Ils sont bien meilleurs chez nous.
Cidrerie Ttipia - 27 rue des Cordeliers. Tél. : 05 59 46 13 31.
Pour boire un verre :
Chai Ramina. Un bar typique dont le décor est à couper le souffle, très axé rugby comme vous pouvez vous en douter. Ambiance garantie.
11 Rue de la Poissonnerie. Tél. : 05 59 59 33 01
Bonnes adresses d'artisans :
Lionel Raux, un pâtissier chocolatier, membre des Relais Desserts, association qui regroupe le gratin de la profession. Du grand art sur toute la ligne. Sa tarte au chocolat est à pleurer de bonheur.
Face au Parking des Halles. Tél. : 05 59 59 34 61.
Jean-Pierre Harcaut, un jeune boucher qui peut vous parler de la Blonde d'Aquitaine pendant des heures. Ses jambons de Bayonne sont divins et il prend un soin à ce que vous les rapportiez dans les meilleures conditions. Si c'est pour emporter, il vous le coupe en fines tranches avant de l'emballer sous film. Du travail de pro.
23, rue de la Poissonnerie. Tél. : 05 59 59 16 21.
A éviter impérativement :
L'Hôtel Amatcho-Anton. Une vulgaire pension de famille posée sur la RN 10, qui se dit hôtel (34 € la nuit, excusez du peu) qui sent le moisi, aux normes d'hygiène et de sécurité douteuses. Accueil détestable d'une dame aigrie qui ne doit toujours pas comprendre pourquoi elle a si peu de clients. Il faudrait qu'elle dorme dans une de ses chambres pour comprendre. Entre nous, c'est plus cher mais mieux vaut dormir au Mercure ou au Campanile, des valeurs sûres qui ont tué les petits hôteliers mais quand on voit ce que proposent les petits hôteliers, on comprend pourquoi la clientèle est partie.