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A Table à Saint-Brieuc
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Youpala Bistrot

Jean-Marie Baudic n’est pas un inconnu pour les Briochins. Du moins, s’ils ne le connaissent pas physiquement parlant, ils ont un jour ou l’autre apprécié sa cuisine à l’époque où il officiait Aux Pesked. Désireux de se lancer à son compte, il s’est glissé dans le courant de la  « bistronomie », contraction de bistrot et gastronomie, et quelques mois à peine après ses débuts, le Guide Michelin lui attribue une étoile dans son édition 2007. « Ce n’était pas prévu, je ne courrais pas après mais ça fait plaisir ». Cette étoile vient récompenser une cuisine étonnante car ici, il n’y a pas de carte. Jean-Marie mitonne à l’envie, en fonction de ce qu’il trouve sur le marché et de ce que ses producteurs locaux lui proposent. Un peu de ceci, un peu de cela, une pointe de ci, une pointe de ça et Youpala. C’est la grande question des convives. Pourquoi un tel nom ? C’est un tic de langage qu’il tient depuis ses débuts chez Patrick Geoffroy et qu’il a continué à prononcer chez Pierre Gagnaire puis chez Hélène Darroze à Paris. Quand il doit expliquer une recette, il la déroule et conclue invariablement par « et Youpala ». Chaque jour, une petite vingtaine de convives prend place dans sa maison aux pierres de taille apparentes, aux murs vert pomme granny et aux chaises mandarine. Décoration dans l’air du temps. Ils ne savent pas ce qu’ils vont manger mais personne ne semble inquiet. Le bouche à oreille a fonctionné depuis son installation et tout le monde sait à quoi s’en tenir. « J’ai souhaité désacraliser la gastronomie que je trouvais un peu lourde ». Pari réussi pour Jean-Marie qui ne voulait pas stresser à chaque service. Chez lui, c’est détente, convivialité et bien entendu savoir-faire brillant, technique parfaite, maîtrise et créativité à tout instant. Si la ligue de cuisine d’improvisation existait, Jean-Marie jouerait les premiers rôles avec ces Saint-Jacques accompagnées de cresson du jardin, de radis râpé et de patate douce puis ce lieu jaune, ces quelques frites, ces morceaux de topinambours enlacés dans un jus de bœuf aux olives et enfin, ce dessert aux noisettes, ananas, rhum, citronnelle et sorbet litchi. Tous ces parfums, toutes ces saveurs, c’était il y a quelques semaines. Depuis, Jean-Marie a imaginé autre chose et c’est ainsi deux fois par jour et 300 jours par an.

5, rue Palasne de Champeaux. 02-96-94-50-74. Menus : de 17 à 28 € (au déjeuner). De 45 à 55 € au dîner.

 

L’Air du Temps

C’est la petite adresse qui monte à Saint-Brieuc. Depuis un an, Cédric en salle et Stéphanie en cuisine séduisent les gourmets avec leurs plats proposés en cocottes. Après un velouté de carottes et orange ou une verrine de pâté d’agneau aux abricots, on se laisse tenter par la cocotte de ris de veau aux morilles, celle de cabillaud aux coques ou les filets de maquereaux aux petits légumes.

4, rue du Gouët. 02-96-68-58-40. Menus : 12,50 et 16 €.

 

Sucré Salé

Au programme, tartines et salades composées mais aussi tartes salées maison qui changent tous les jours. Parmi les must, la dorade, tomate, olives et basilic ou l’andouille poireau.

6, rue Jouallan. 02-96-68-34-22. Formules : de 11,50 à 15,50 €.

 

Crêperie des Promenades

Particularité de cette crêperie, une grande partie des garnitures est issue du commerce équitable ou de l’agriculture biologique. Le menu idéal, une galette de poulet au chouchen, une crêpe au caramel maison au beurre salé, le tout arrosé du cidre le P’tit Fausset de Merdrignac.

18, rue des Promenades. 02-96-33-23-65. Menus : 12 et 15 €.

 

La Cuisine du Marché

Saint-Jacques, choucroute de la mer et cotriade sont les grandes spécialités de cette maison dirigée par Yannick Mounier qui n’hésite pas à dire de sa cuisine qu’elle est traditionnelle voir rustique.

4/6, rue des Trois Frères Merlin. 02-96-61-70-94. Menus : de 18 à 29 €.

 

Au Pied de Cochon

Coincé entre le tri postal, le parc des expositions et les halles de gros, le Pied de Cochon est une institution pour tous les amateurs de cuisine traditionnelle. Le pied de cochon et sa sauce gribiche font partie des incontournables mais il ne faut pas oublier la tête de veau.

Brézillet - Ploufragan. 02-96-94-21-16. Menu : 24,50 €.

 

Villa San Marco

Depuis deux ans, Hany et Hélène Saad jouent la carte de l’Italie dans leur grande maison particulière entourée d’un gigantesque parc. On s’y régale de pâtes aux gambas et basilic flambées à la grappa sans oublier les carpaccios et le tiramisu.

27, rue du Gué Lambert – Trégueux. 02-96-01-00-74. Formule : 13,90 €.

 

Soupson

Outre les tartes salées et les plats du jour, ce sont surtout les soupes qui sont à l’honneur. En ce moment, la soupe de carottes à l’orange, la crème d’épinards au chèvre et au bleu et l’asiatique aux brochettes de bœuf prennent le pas sur la soupe de potiron qui tire sa révérence jusqu’à l’automne prochain.

52, rue du Docteur Eugène Rahuel. 02-96-61-46-27.  Formule : 10 €.

 

Stella Maris

Quelque peu caché par le pont de la SNCF, ce restaurant de poche fait la part belle aux saveurs Italiennes. On débute par une assiette de charcuteries afin de laisser le temps au chef de préparer le risotto aux fruits de mer et les raviolis à la ricotta et aux épinards.

3, rue de l’Abbé Garnier. 02-96-94-24-20. Menus : 11,50, 27 et 35 €.

 

Esprit de Famille

C’est la table tendance de la ville aménagée dans une ancienne mercerie. Deux amies de longue date, Stéphanie et Emmanuelle ont imaginé ce loft gourmand où l’on vient se poser de 9h à 18h30 pour bouquiner, tricoter ou travailler. A toute heure on peut grignoter une tarte ou une tatin d’endives, avaler une tartine au jambon Italien, tomates, mozzarelle et pesto ou goûter le plat du jour, un croustillant de poulet au miel, gingembre et graines de sésame sur un lit de tagliatelles. On s’y sent bien, un peu comme chez soi.

21, rue des Promenades. 02-96-61-93-18. Menu : 13 €.

 

Bleu Marine

Bleu Marine conserve sa place dans le tiercé de tête des crêperies Briochines. La raison est simple, tout est fait maison par Marie-Claude et ça fait onze ans que ça dure. La galette à l’andouille et la crêpe à la vanille et au caramel font partie des musts de la maison.

28, rue Aristide Briand. 02-96-94-26-73. Galette complète : 4,65 €.

 

La Croix Blanche

Comment expliquer que ce restaurant classé par tous les guides dans le tiercé des meilleures tables locales, ne soit jamais citée spontanément par les gourmets de la ville ? Sa situation géographique, quelque peu esseulée dans le quartier de Cesson, expliquerait t-il cela ? Peut-être. Le fait que l’on puisse se dire qu’un chef qui est en place depuis 20 ans ne doit plus avoir le punch de ses débuts. Sans doute et c’est l’erreur à ne pas commettre. Michel Mahé ne se lasse pas. Chaque service est l’occasion pour lui, son épouse Martine et son équipe de se remettre en cause. Le temps aurait pu s’arrêter dans cette maison, incitant le chef à cuisiner des grands classiques de l’Armor et de l’Argoat, suffisamment réussis techniquement pour que les guides continuent à considérer sa maison comme une belle table. Au lieu de ça, Michel ne cesse de se renouveler, de proposer des plats bien dans leur époque. Il ne se laisse pas dépasser par les événements, il suit les modes, casse les codes classiques en s’essayant avec brio à des présentations modernes dans des assiettes contemporaines. Il ose des associations qui sur le papier semblent réservées à une génération de chefs plus jeunes, plus fous comme ces Saint-Jacques mariées à des ris de veau et des coques au piment d’Espelette ou ce Saint-Pierre qu’il sert en crumble avec une embeurrée de choux-fleurs et du lard épais au jus exotique ou la rencontre dans une seule et même assiette des quatre saveurs. Michel Mahé est bluffant car personne n’imagine que derrière sa discrétion légendaire, à moins que ça ne soit de la sagesse, il y ait un agité des parfums, des saveurs qui n’hésite pas à ressortir du purgatoire le carrelet, si peu usité en cuisine, pour le rôtir au Banyuls et l’associer avec un boulgour crémeux et des groseilles aux noix. Michel Mahé ose et c’est sans doute pour cette raison que ses fidèles sont prêts à signer pour un nouveau bail de gourmandise de vingt ans.

61, rue de Genève - Cesson. 02-96-33-16-97. Menus : de 27 à 42 €.

 

Victor’Inn

A première vue, Victor’Inn est avant tout une cave à vins mais quand on s’y glisse et que l’on approche du dernier rayon on découvre que la cave se prolonge par une salle où l’on peut désormais se restaurer. Plancher, verrière, tables en verre, ce bistrot a de l’allure et dans l’assiette, il tire son épingle du jeu avec l’assiette tout cochon, tout agneau, tout rognon ou tout poulet. Et pour ce qui est du vin, on ne risque pas de manquer.

12, rue Saint-Gilles. 02-96-61-36-35. Formules : de 8,60 à 16,60 €.

 

Le Chaudron

Pour s’évader de l’univers crêpe et galette et prendre la direction de la montagne pour de joyeuses tablées autour d’une fondue Savoyarde, d’une tartiflette ou d’une raclette.

19, rue Fardel. 02-96-33-01-72. Tartiflette : 11,50 €.

 

Le Madure

L’adresse pour ceux qui ne jurent que par la viande et Charolaise de préférence. Ici, bavette, faux-filet, entrecôte et côte de bœuf sont grillés au feu de bois.

14, rue Quinquaine. 02-96-61-21-07. Menu : 11 €

 

L’Amadeus

La régularité de la cuisine de Christophe Landier fait de l’Amadeus l’une des tables préférées des Briochins. Comment pourrait-il en être autrement quand on a goûté les Saint-Jacques rôties accompagnées d’un risotto au parmesan ou le Saint-Pierre au gingembre et citron confit ?

22, rue du Gouët. 02-96-33-92-44. Menus : de 20 à 47 €

 

Le Quatre Saisons

Depuis 26 ans, Patrick Faucon maintient le cap de la gourmandise dans son manoir avec une cuisine essentiellement marine où se côtoient la salade de Saint-Jacques servie avec un far de blé noir à l’andouille de Guéméné et un sorbet au blé noir et le filet de bar rôti, endives à l’orange et pousses d’épinards.

61, chemin des Courses - Cesson. 02-96-33-20-38. Menus : de 16 à 70 €

 

Aux Pesked

L’étoile Michelin est restée en place. Une belle récompense pour Mathieu qui a quitté la salle pour les fourneaux. Il y mitonne une cuisine qui fait la part belle aux produits régionaux comme le cidre de Kinkiz que l’on retrouve sur un pigeon laqué ou les Saint-Jacques servies poêlées avec un velouté d’asperges.

59, rue du Légué. 02-96-33-34-65. Menus : de 19 à 58 €

 

La Vieille Tour

Ce restaurant reste dans le peloton de tête des grandes tables. On doit cette réussite au talent de Nicolas Adam. Un cadre contemporain, des présentations modernes, des produits d’ici, lieu jaune aux cocos de Paimpol, et d’ailleurs, beignets de banane soupe de chocolat et pina colada.

75, rue de la Tour - Plérin. 02-96-33-10-30. Menus : de 26 à 75 €

 

Au Petit Bouchon Briochin

Petite table axée autour des produits régionaux où il fait bon savourer le filet de bar à l’andouille et le cochon de la tête au pied.

10, rue Jules Ferry. 02-96-94-05-34. Menus : de 10,60 à 49 €



18-04-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 4724 fois | Public
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